Recherche et développement : 5 façons dont l’Ontario favorise les technologies des véhicules sans conducteur
Avec des avantages potentiels tels que moins d’accidents, moins de temps passé à se déplacer, des économies de carburant et une réduction de la circulation sur les routes, le Conference Board du Canada suggère que le pays pourrait réaliser jusqu’à 65 milliards de dollars d’économies par année grâce au développement des véhicules autonomes.
Bien que l’impact futur de cette technologie entraînera éventuellement des changements majeurs pour ceux qui travaillent dans des domaines comme le transport; les services de camionnage, de messagerie, de taxi et d’autobus; l’assurance automobile; et le stationnement des véhicules, ce n’est pas seulement une histoire de carrière sur l’avenir. Il y a déjà 150 entreprises et organisations ontariennes actives dans l’industrie des véhicules autonomes et connectés qui emploient un total de 10 000 employés. Ces entreprises, centres de recherche et universités jouent un rôle clé dans l’avancement de la technologie des voitures autonomes. Voici quelques-unes des avancées intéressantes liées aux véhicules autonomes qui illustrent comment l’Ontario contribue à orienter l’avenir de cette technologie révolutionnaire.
Uber
Uber ne se limite pas à vous amener là où vous devez être aujourd’hui. L’entreprise pense également à l’avenir avec des investissements importants dans la recherche sur les voitures autonomes. En mai 2017, Uber a annoncé qu’elle ouvrirait un groupe de recherche consacré à la technologie des voitures sans conducteur à Toronto. Le projet est dirigé par Raquel Urtasun, informaticienne de renom à l’Université de Toronto. Gardez un œil sur les rues autour de l’Université de Toronto et vous apercevrez peut-être même l’une des deux voitures autonomes d’Uber qui se conduisent seules. Pas de panique, il y a toujours un conducteur au volant qui peut faire passer le véhicule du mode autonome au mode manuel au besoin.
BlackBerry QNX
Le 11 octobre 2017 a marqué une étape importante dans le transport canadien lorsque le premier véhicule autonome a été mis à l’essai sur une voie publique. BlackBerry QNX est l’entreprise qui a rendu possible cette journée historique à Ottawa. Elle est l’une des plus de 70 entreprises de l’écosystème des véhicules autonomes d’Ottawa. Le BlackBerry QNX Autonomous Vehicle Innovation Centre (AVIC) a été dévoilé en 2016 dans le but d’accélérer la technologie des véhicules connectés et autonomes en développant des logiciels prêts pour la production. Bien que le nom BlackBerry soit synonyme de téléphones intelligents, BlackBerry QNX fournit des logiciels à l’industrie automobile depuis plus d’une décennie que l’on retrouve dans plus de 60 millions de véhicules aujourd’hui. Étant donné que les voitures transporteront bientôt l’une des plus fortes concentrations de nœuds et de capteurs de périphérie de l’Internet des objets et généreront une grande quantité de données, Blackberry investit dans des technologies qui alimenteront l’électronique de base des voitures connectées et autonomes.
Défi AutoDrive de SAE
Le défi AutoDrive de la SAE est une compétition de véhicules autonomes de trois ans qui réunit huit équipes nord-américaines qui s’affrontent pour développer et démontrer une Chevrolet Bolt EV entièrement autonome. L’Université de Toronto et l’Université de Waterloo ont toutes deux des équipes en compétition. De 2017 à 2019, les équipes travailleront avec des applications concrètes de technologies de détection, de plateformes informatiques, de mise en œuvre de conception de logiciels et de méthodes de calcul avancées telles que la vision par ordinateur, la reconnaissance de formes, l’apprentissage automatique, l’intelligence artificielle, la fusion de capteurs et les commandes de véhicules autonomes.
Magna
Le géant des pièces automobiles d’Aurora, en Ontario, Magna, a récemment annoncé sa technologie MAG4, une plateforme électronique de conduite autonome qui peut être utilisée sur les véhicules existants ainsi que sur les futures voitures et camions électriques et hybrides. La plateforme peut permettre des capacités de conduite autonome allant jusqu’à un niveau 4 dans les environnements urbains et routiers. L’automatisation de niveau 4 n’est atteinte que lorsque les véhicules peuvent exécuter toutes les fonctions essentielles à la sécurité pendant toute la durée d’un trajet, la seule contribution d’un conducteur étant liée à la destination ou à la navigation. La plupart des véhicules sur la route aujourd’hui équipés de certaines fonctions d’automatisation sont classés de niveau 1 ou de niveau 2, ce qui signifie qu’ils nécessitent une surveillance active par le conducteur.
Réseau d’innovation pour les véhicules autonomes (RIVA)
Le nouveau Réseau d’innovation pour les véhicules autonomes (RAIV) à Stratford, en Ontario, possède la première zone de démonstration du genre au Canada qui permettra aux chercheurs de perfectionner la technologie des véhicules autonomes et de tester les véhicules dans un large éventail de scénarios de circulation quotidiens et réels. En plus de la zone de démonstration, AVIN offre un Fonds de partenariat de recherche et développement, un programme de développement des talents et un carrefour central qui servira de catalyseur pour mener des recherches, partager de l’information et établir des liens entre l’industrie, les partenaires de recherche et d’autres intervenants.